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Henri Michaux, Notes au lieu d’actes
L’écriture de l’expérience, la réflexion sur celle-ci, l’approfondissement d’une pensée conduit à l’expérience du rien. «Il n’y a pas de pensée qui, continuée, n’aille ailleurs qu’à "rien".» Toute parole, toute écriture, se confronte à une part d’impossible et se trouve trait de «craie noire sur un tableau noir». L’expérience, passée par le prisme du langage, devient nécessairement expérience du rien. Or l’expérience ne peut se passer du langage. Chez Michaux, l’expérience du rien précède tout et engage à aller voir ailleurs, à se déplacer, pour faire du petit manque un manque infini. De plus, les tentatives de rendre compte des expériences donnent lieu elles aussi à l’expérience du rien. Comme si ce que l’expérience et l’écriture de cette expérience apportaient était en définitive cette "posture", propre aux mystiques, qui consiste à dire, de toute manifestation de Dieu ou de l’ineffable, que ce n’est pas ça. Cela revient un peu au «même si c’est vrai, c’est faux» de Michaux. |
