Outrage : Différence entre versions
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| − | Depuis maintenant des années, vous vous acharnez à faire connaître ce que vous appelez la "''vie et l'œuvre''" de F. Merdjanov et ce sans vous demander si cela intéresse qui que ce soit. La question mérite d'être posée. Deux raisons principales à cela. D'une part, le contenu de cette dite œuvre, et de l'autre, la personnalité même de cette personne. L'usage du terme ''œuvre'' est très largement galvaudé. En effet, pour qui parcourt avec attention les textes disponibles, il est facile de constater qu'il s'agit d'un très large pillage d'œuvres reconnues, d'auteurs et d'autrices à qui rien n'a été demandé, et qui se retrouvent ainsi ensemble au prétexte d'un simple "rien". Le lien repose sur bien peu. Emil Cioran aurait-il été enchanté de découvrir la prose de Kickback ? Le parolier Michel Lermontov mérite-t-il d'être mis en musique par Anne Sylvestre ? Ce qui est pompeusement appelé des ''Analectes de rien'' n'est qu'un vulgaire vol à l'étalage sur le grand marché de la culture. Comment osez-vous nommer "œuvre" ce qui est un ridicule copier/coller qui ne mérite même pas le qualificatif de grivèlerie ? Nous ne sommes pas en présence d'une filouterie mais d'une véritable tentative d'arnaque. Bien au-delà de la problématique des droits d'utilisation, le ''copyright'' des anglicistes, l'œuvre de F. Merdjanov ne contribue clairement pas à l'enrichissement des personnes qui sont héritières d'un travail qu'elles n'ont pas réalisé. Ce que la législation appelle les ayants-droit. Pire, F. Merdjanov semble prendre plaisir à se servir d'un texte pour s'en moquer, pour en ridiculiser un autre, voire n'hésite pas à faire quelques discrètes modifications. Sachez que nous trouvons honteux de faire cela, d'utiliser un tel procédé au risque de discréditer tel ou telle. Et que dire des courtes biographies proposées qui n'ajoutent rien à la banalité de ce qui est, grâce à l'existence du réseau Internet, déjà su par n'importe qui. Inversement, la surreprésentation de Ladislav Klima laisse à penser qu'il est un auteur majeur de la littérature alors qu'il est quasiment inconnu et son œuvre regardée avec un sourire narquois. Pour nous, il s'agit d'un outrage au bon-sens. Paradoxalement, il y a probablement plus de personnes à connaître F. Merdjanov que cet obscur auteur tchèque. Lorsque ignorance rime avec outrance, autant imaginer que F. Merdjanov est tout simplement une invention de Ladislav Klima pour se faire connaître hors de son strict cercle amical. En effet, quiconque s'interroge sur le contenu des éléments biographiques sur F. Merdjanov ne peut raisonnablement croire que cela est véridique. Qu'en est-il de son existence dans le monde réel ? Une rapide recherche sur une célèbre encyclopédie participative ne mentionne aucune page à ce nom. Bien évidemment, cela ne suffit pas à ne pas exister. Nous savons que la grande majorité de l'espèce humaine ne figure pas nommément sur cette encyclopédie, tout en existant vraiment dans le monde réel. La question n'est pas là. Vous en avez pleinement conscience et c'est la raison pour laquelle vous avez créé ce que vous appelez une "''encyclopédie pour rien''" où la protivophilie fait des siennes. Nous n'avons pas de mots assez durs pour qualifier ses "travaux" fournis afin de rechercher la moindre information sur F. Merdjanov. À notre connaissance, cela ne vous a pour l'instant mené à rien, si ce n'est à multiplier les occasions de faire outrage à tout ce que nous considérons avec une certaine sacralité. Il est claire qu'explorer toutes les pistes qui peuvent mener à F. Merdjanov sont, pour vous, autant de chemins sur lesquels vous prenez un malin plaisir à vomir. | + | Depuis maintenant des années, vous vous acharnez à faire connaître ce que vous appelez la "''vie et l'œuvre''" de F. Merdjanov et ce sans vous demander si cela intéresse qui que ce soit. La question mérite d'être posée. Deux raisons principales à cela. D'une part, le contenu de cette dite œuvre, et de l'autre, la personnalité même de cette personne. L'usage du terme ''œuvre'' est très largement galvaudé. En effet, pour qui parcourt avec attention les textes disponibles, il est facile de constater qu'il s'agit d'un très large pillage d'œuvres reconnues, d'auteurs et d'autrices à qui rien n'a été demandé, et qui se retrouvent ainsi ensemble au prétexte d'un simple "rien". Le lien repose sur bien peu. Emil Cioran aurait-il été enchanté de découvrir la prose de Kickback ? Le parolier Michel Lermontov mérite-t-il d'être mis en musique par Anne Sylvestre ? Ce qui est pompeusement appelé des ''Analectes de rien'' n'est qu'un vulgaire vol à l'étalage sur le grand marché de la culture. Comment osez-vous nommer "œuvre" ce qui est un ridicule copier/coller qui ne mérite même pas le qualificatif de grivèlerie ? Nous ne sommes pas en présence d'une filouterie mais d'une véritable tentative d'arnaque. Bien au-delà de la problématique des droits d'utilisation, le ''copyright'' des anglicistes, l'œuvre de F. Merdjanov ne contribue clairement pas à l'enrichissement des personnes qui sont héritières d'un travail qu'elles n'ont pas réalisé. Ce que la législation appelle les ayants-droit. Pire, F. Merdjanov semble prendre plaisir à se servir d'un texte pour s'en moquer, pour en ridiculiser un autre, voire n'hésite pas à faire quelques discrètes modifications. Sachez que nous trouvons honteux de faire cela, d'utiliser un tel procédé au risque de discréditer tel ou telle. Et que dire des courtes biographies proposées qui n'ajoutent rien à la banalité de ce qui est, grâce à l'existence du réseau Internet, déjà su par n'importe qui. Inversement, la surreprésentation de Ladislav Klima laisse à penser qu'il est un auteur majeur de la littérature alors qu'il est quasiment inconnu et son œuvre regardée avec un sourire narquois. Pour nous, il s'agit d'un outrage au bon-sens. Paradoxalement, il y a probablement plus de personnes à connaître F. Merdjanov que cet obscur auteur tchèque. Lorsque ignorance rime avec outrance, autant imaginer que F. Merdjanov est tout simplement une invention de Ladislav Klima pour se faire connaître hors de son strict cercle amical. En effet, quiconque s'interroge sur le contenu des éléments biographiques sur F. Merdjanov ne peut raisonnablement croire que cela est véridique. Qu'en est-il de son existence dans le monde réel ? Une rapide recherche sur une célèbre encyclopédie participative ne mentionne aucune page à ce nom. Bien évidemment, cela ne suffit pas à ne pas exister. Nous savons que la grande majorité de l'espèce humaine ne figure pas nommément sur cette encyclopédie, tout en existant vraiment dans le monde réel. La question n'est pas là. Vous en avez pleinement conscience et c'est la raison pour laquelle vous avez créé ce que vous appelez une "''encyclopédie pour rien''" où la protivophilie fait des siennes. Nous n'avons pas de mots assez durs pour qualifier ses "travaux" fournis afin de rechercher la moindre information sur F. Merdjanov. À notre connaissance, cela ne vous a pour l'instant mené à rien, si ce n'est à multiplier les occasions de faire outrage à tout ce que nous considérons avec une certaine sacralité. Il est claire qu'explorer toutes les pistes qui peuvent mener à F. Merdjanov sont, pour vous, autant de chemins sur lesquels vous prenez un malin plaisir à vomir. Que d'outrances ! Vous semblez vous amuser à faire croire que l'on appelle philosophie des propos de ce Ladislav Klima pour qui la "''vie''" est faite de "''pataugeauries dans une fosse à purin pour en rapporter de la merde.''" Déféquer sur ce que le monde compte de piliers fondamentaux à l'ordre des choses est une tentative de tout transformer en toilettes publiques. Vous et votre protivophilie n'êtes qu'un gigantesque compost à mots. Pour le dire en des termes outranciers dont vous raffolez, votre dialectique se résume à "''sac à vomi versus sac à merde''". Ce que vous êtes, nous n'en doutons pas. Pensez-vous sérieusement que l'existence des religions n'a rien d'étonnant dans un monde où les gens qui le peuplent peuvent croire à des choses qui n'existent pas et refuser de voir les choses telles qu'elles sont réellement ? Imaginez-vous vraiment que F. Merdjanov se pense par-delà les lois ou la morale, qu'il n'y a rien qui lui soit supérieur ? Vous plaisantez ou ridiculisez le moindre fondement de nos sociétés. De manière générale, vous vous permettez d'interroger l'ensemble de l'existant. Vos propos nous blessent. Nous insultent. Nous imaginons qu'avec fierté vous vous dites ''ultras''. De tout ? De rien ? Vous faîtes dans l'outre rance. Même votre humour est déplacé et peut être qualifié de mauvais goût. Vous seriez même capable de trouver un moyen de citer le scandale de l'affaire d'Outreau dans un article sur l'outrance pour une simple histoire de sonorité proche. Non, ne dites pas que ''outrage'' est issu de l'anglicisme ''out rage'' simplement parce que vous trouvez que cela sonne bien. |
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Version du 4 mars 2026 à 16:01
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Outrage ( en macédonien - otratge en nissard)
ÉtymologiesSans grande originalité, outrage se décompose en outr- et le suffixe -age. La racine provient du latin ultra qui a le sens de "au-delà de" et selon les étymologistes, jamais à cours d'imagination, dérive de *ulter. En linguistique, l'astérisque est utilisé afin de préciser que le terme est reconstruit, c'est-à-dire qu'il est probable mais jamais réellement attesté dans l'usage. Pour les latinistes ultra est la forme adjectivale de *ulter qui, toutes deux, introduisent une idée de distance ou d'absence de proximité. Le français contemporain utilise encore ultérieur ou ultime, respectivement "ce qui est après" et "ce qui est en dernier", et l'adjectif de outremer— un euphémisme qui en France métropolitaine désigne les territoires colonisés — est ultramarin [1]. Lorsqu'il n'y a pas d'épicènie, il existe des versions féminisées avec un e final ou avec un suffixe adéquat. La notion de distance entre deux choses est présente dans d'autres dérivés de cette même racine latine. Par exemple, autre, autrui, altérité, altruisme ou alter ego qui expriment un rapport de distance entre soi et ce qui entoure. Les lexiques d'anciennes pratiques linguistiques francophones regorgent de façons différentes de noter des dérivés de cette racine, aujourd'hui disparus. Des mots d'une époque où altrui [2] s'écrivait altrement. Les dictionnaires actuels listent les nombreuses formes qui subsistent. Altresitost a fait place à aussitôt, et altresi à aussi. La disparition des pages roses [3] au milieu des dictionnaires Larousse qui risquerait de rendre incompréhensible nombre de locutions latines — dont celles avec ultra — est une peur intergénérationnelle. Dès 1985, dans son ouvrage Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis [4], le psychosociologue Pierre Desproges pointe subtilement ce que cela dit de l'inconscient collectif et, sans le savoir, préfigure le mouvement #Balance ton porc [5]. Inquiet, Pierre Desproges appartient à cette génération d'hominines pour qui les pages roses sont incontournables et internet inimaginable. Sa démonstration s'appuie sur deux exemples caractéristiques. "Ad bitam aeternam, amen" devenant "Tant qu’on baise, je ne dis pas non" plutôt que "Pour la vie éternelle, amen" [6] et "Mens sana in corpore salo" interprété comme "En tout homme, il y a un porc qui sommeille" plutôt que "Un esprit sain dans un corps sain" [7]. Sans pages roses, ni internet, comment vérifier si "Nec plus ultra" signifie "Il n’est rien de mieux" et non "Trop belles tes Nike", ou si "Ne sutor ultra crepidam" est bien à l'origine du mot ultracrépidarien ?
Au cours de son évolution, la langue française a largement utilisé outre pour composer nombre de mots de son lexique. Outre est devenu préposition ou préfixe, et est à la base de noms, de verbes, d'adjectifs et d'adverbes. Dans tous les cas, son sens reste en lien avec l'idée de dépassement, de franchissement d'une limite. En tant que préposition, l'emploi le plus courant de outre se retrouve dans outre-Rhin ou outre-Atlantique. Ou encore outre-tombe. Parmi les locutions, notons par exemple passer outre et outre mesure. Et aussi en outre. Les formes verbales vont de outrer à outrager, en passant par outrepasser. Pour les nominales, citons par exemple outrage, outrance et outrecuidance. Pour n'en citer que quelques unes, les dictionnaires historiques mentionnent des formes aujourd'hui inusitées tel que outrément [9], outrebeü, outredouté ou outrevieux, respectivement "d'une façon excessive", "ivre", "extrêmement redouté" et "d'un âge très avancé". Avec un sens similaire, transpercer a pris le dessus sur outrepercer [10]. De manière générale, l'usage de outre et de la plupart de ses dérivés appartiennent au registre de langue dit "soutenu" — c'est-à-dire qu'ils sont peu employés par la grande majorité des francophones. Les plus courants sont outrage et les formes dérivées outrager, outragé·e, outrageant·e, outrageusement, outrageux et outrageuse. Dans tous les cas, il y a dépassement d'une limite. Selon le Trésor de la langue française cela renvoie à une offense, une "injure grave de fait ou de parole" [11] à des hominines, à des mœurs, à une morale, à des règles juridiques, à une autorité politique ou morale, etc. Selon le contexte, les synonymes les plus proches sont insulte, affront, offense, injure, sacrilège, profanation, violation, etc. Cela peut tout autant être de l'ordre du symbolique que du matériel: il peut y avoir simple sacrilège ou dégradation concrète. Du point de vue de la légalité juridique, l'outrage peut être caractérisé comme un délit "commis par une personne qui (par parole, geste, menace, écrit ou dessin) met en cause l'honneur d'un personnage officiel ou exprime son mépris à l'égard d'un dépositaire de l'autorité ou de la force publique dans l'exercice de ses fonctions." [11]. Dans le monde matériel, un outrage est défini comme "tort, dommage, atteinte physique causé(e) aux êtres ou aux choses." [11] Dans ce cas, il est question d'une dégradation, d'une blessure, voire d'un attentat. La notion d'outrage n'est pas un absolu mais est relative à qui l'exprime. Qui la reçoit. Et le qualificatif de délictuel est tout aussi relatif. Par exemple, dire des forces de police qu'elles ne sont que de "Sales bâtards !" ou des "Immondes porcs !" n'est pas légalement considéré insultant pour les naissances hors-mariage ou l'espèce porcine, mais est reconnu comme outrage à l'ordre politique, voire comme un délit lorsque cela s'accompagne d'un crachat. Le jet de pierres ou de bouteilles est caractérisé comme "violence et outrage"
Mauvais exempleLes nuances entre l'outrage et son absence sont complexes. Là encore, cela dépend de l'hominine qui en est à l'origine ou qui en est la cible. La question de la religion, de la moralité ou de la sexualité est souvent au centre des polémiques sur l'outrage [13]. Mais aussi la culture, principalement autour de la littérature, des illustres ancêtres et de la langue. Pour exemple, une lettre fantasmée d'hominines s'insurgeant sur F. Merdjanov et son profond mépris pour la sacralité des choses, et plus généralement sur la propension de la protivophilie à prendre plaisir à vomir sur tous ces sujets. Il n'est pas possible de savoir si elle émane d'une seule personne ou d'un groupe d'hominines. L'emploi du nous n'est peut-être qu'un nous de modestie.
Notes
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