Épicène : Différence entre versions

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La recherche épicènienne n'est pas similaire à celle de l'inclusivité. Le rendu et la démarche politique ne sont pas du même ordre. Les articles de l'encyclopédie wikimerdja, pour ne citer qu'un exemple, tendent souvent à l'inclusivité pour l'ensemble des hominines et plutôt à l'épicène lorsqu'il s'agit spécifiquement de F. Merdjanov. Pour les hominines en général, cela permet de briser l'invisibilité faite aux hominines femelles dans l'écriture de la réalité. Appuyer sur la binarité permet de rendre présent ce que la neutralité masculine dissimule. Pour se faire lorsque cela est nécessaire, ''hominine'' est suivi de la précision ''mâle'' ou ''femelle''. Des néologismes tel que ''elleux'' ou ''celleux'' sont utilisés pour indiquer le général. Cela ne vaut pas pour une validation de cette segmentation binaire artificielle basée sur le sexe naturel reconnu ou sur le dressage social attendu. Le genre n'est pas une théorie. Il est une description de la réalité d'une division binaire de la plupart des sociétés d'hominines. Des mécanismes sociétaux et culturels qui modèlent les individualités en groupes sociaux. La reconnaissance de la multiplicité des genres au delà de la binarité, depuis quelques décennies, ne les a pas fait disparaître.
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La recherche épicènienne n'est pas similaire à celle de l'inclusivité. Le rendu et la démarche politique ne sont pas du même ordre. Les articles de l'encyclopédie wikimerdja, pour ne citer qu'un exemple, tendent souvent à l'inclusivité pour l'ensemble des hominines et plutôt à l'épicène lorsqu'il s'agit spécifiquement de F. Merdjanov. Pour les hominines en général, cela permet de briser l'invisibilité faite aux hominines femelles dans l'écriture de la réalité. Appuyer sur la binarité permet de rendre présent ce que la neutralité masculine dissimule. Pour se faire lorsque cela est nécessaire, ''hominine'' est suivi de la précision ''mâle'' ou ''femelle''. Des néologismes tel que ''elleux'' ou ''celleux'' sont utilisés pour indiquer le général. Cela ne vaut pas pour une validation de cette segmentation binaire artificielle basée sur le sexe naturel socialement reconnu ou sur le dressage social attendu. Le genre n'est pas une théorie, il est une description de la réalité d'une division binaire de la plupart des sociétés d'hominines. Des mécanismes sociétaux et culturels qui modèlent les individualités en groupes sociaux antagonistes. "''Le genre [est] comme un panel spécifique de discours qui s’incarne en médecine, psychiatrie, dans les sciences sociales, la religion, et dans nos interactions journalières avec les autres. Nous ne voyons pas le genre comme un aspect de notre "vrai soi", mais comme tout un ordre de signification et d’intelligibilité dans lequel nous nous trouvons opérant.''" <ref name="#nih" /> La reconnaissance progressive, depuis quelques décennies, de la multiplicité de genres au delà de la binarité ne les a pas fait disparaître. Les plus optimistes imaginent une lutte victorieuse, les pessimistes y voient un renforcement. Un questionnement porté par un nihilisme du genre dans un anti-manifeste : "''Nous ne cherchons pas à créer un meilleur système, car les politiques positives ne nous intéressent pas du tout. Tout ce que nous demandons dans le présent est une attaque sans répit sur le genre et les modes de significations sociales et d’intelligibilité qu’il crée.''" <ref name="#nih">''Nihilisme du genre: un anti-manifeste'' - [https://breakdown.noblogs.org/post/2017/05/03/nihilisme-du-genre-un-anti-manifeste/ En ligne]</ref>
  
 
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Version du 23 février 2026 à 18:18

Épicène (епикеен en macédonien - epicène en nissard) Vandalité langagière.


[En cours de rédaction]


Étymologie

Sabeauter.jpg

Le terme épicène se décompose en épi- et -cène, deux étymons issus du grec antique. Le premier est ἐπί (epí) et signifie "sur", "au-dessus" et "à la suite", le second est κοινός (koinós) qui signifie "commun". ἐπίκοινος a le sens de "possédé en commun". Ces deux étymons sont présents dans la langue française contemporaine. Par exemple dans les mots épilogue, épicentre ou épiderme, respectivement "dernière partie, conclusion" [1] d'un texte — par opposition au prologue —, "point de l’écorce terrestre situé à la verticale du foyer d’un séisme" [2], et "partie de la peau qui couvre le derme" [3]. Ou encore épitaphe [4] — l'inscription sur une tombe — ou le disparu epyeykie [5] signifiant "équité". Si il existe en français plusieurs termes construits avec cet étymon, koinos est beaucoup plus rare. Il se retrouve dans le terme koinè ou koïné qui désigne une langue commune ou dans koinéisation qui indique le phénomène de partage d'une pratique linguistique. Ainsi, la langue française est la koinè de l’État français contemporain qui s'est construite progressivement par un phénomène de koinéisation des pratiques linguistiques franciliennes. Un autre phénomène de koinéisation est celui qui, à partir de plusieurs langues du pourtour méditerranéen, voit l'émergence de la lingua franca parlée par des hominines [6] de langues différentes [7] du XIVème au XIXème siècle après JC [8].

Il voulait tout savoir mais il n’a rien connu. [9]

Avant que épicène ne devienne un mot du lexique francophone actuel, il passe par le latin epicoenus et prend plusieurs formes. Epychenon au XIIIème siècle, epichene et epichien au XVème, puis epicene à partir du XVIIème. Il entre sous la forme épicène dans la quatrième édition, publiée en 1762, du dictionnaire de l'Académie française.

La définition de l'adjectif épicène est celle d'un terme générique qui désigne un être animé sans en préciser le sexe. Par exemple, le rat ou la perdrix sont deux appellations d'espèces qui ne différent pas selon qu'elles nomment le mâle ou la femelle. De manière générale, est épicène ce "qui a la même forme au masculin et au féminin" selon le Trésor de la langue française [10]. De fait, épicène est un adjectif épicène. Les prénoms Claude ou Camille sont épicènes. Idem pour les pronoms singuliers je ou tu. Un mot épicène n'est pas nécessairement neutre et peut être employé au masculin ou au féminin comme l'indique le dictionnaire Littré avec en exemple le mot enfant [11].

Vandalisme libérataire

Les recherches entreprises par la protivophilie autour de la vie et de l'œuvre de F. Merdjanov impliquent un questionnement autour des règles grammaticales et du vocabulaire de la langue française. L'absence totale d'information sur son sexe ou son genre nécessite de la prudence dans la rédaction d'articles du wikimerdja. Plusieurs options sont disponibles. La plus courante consiste dans un premier temps à l'inclure dans la catégorie du vivant appelée hominine, une formulation épicène que le terme humain ne convient pas à combler. En effet, le genre masculin de ce mot n'inclut pas systématiquement les hominines femelles qui sont dite humaine. Cette pseudo-neutralité masculine est insuffisante dans ce qu'elle donne comme précision nécessaire dans un contexte culturel de binarité mâle/féminin.

L'histoire et l'usage de la langue française contemporaine consistent, bien souvent, à considérer la forme masculin d'un mot comme sa version neutre. Il en est ainsi, par exemple, pour les mots de fonctions ou de métiers. Les formes féminisées ne sont pas l'équivalence mais désignent un statut marital. La boulangère n'est pas l'hominine femelle qui fait de la boulangerie son métier mais l'épouse de l'hominine mâle qui réalise cette activité, le boulanger. La culture misogyne qui s'exprime à travers la langue française donne parfois une dimension dépréciative ou péjorative aux formes féminines ou féminisées. Par exemple, un couturier n'est pas l'équivalent d'une couturière, le sous-entendu de prestige de l'un n'est pas présent pour l'autre. Idem avec cuisinier et cuisinière. Et il n'y a pas de réciprocité. Bien que le métier de sage-femme soit resté exclusivement féminin pendant des siècles, son ouverture progressive et récente à des hominines mâles n'a pas vu l'apparition d'un usage masculinisé. Un sage-femme n'est toujours pas d'actualité et les discussions autour de l'appellation de ce métier de mettre au monde — la maïeutique [12] — n'ont pas dépassé le stade de la proposition de maïeuticien et maïeuticienne. Rien sur la possibilité d'une forme épicène comme maïeuticaire. L'usage au masculin de sage-femme est déconcertant pour qui ne voit pas le problème avec nouveau-né et nouveau-née alors qu'il y a la possibilité de nouvel-né et nouvelle-née. D'évidence, la problématique épicène se pose différemment selon qu'il s'agit d'écrit ou d'oral. Mais pas seulement. Une réalité complexe vécue par les chantaires des Surfs dans leur reprise de Si j'avais un marteau de Claude Françoise. La version originale en anglais ne pose pas de problème car la grammaire de cette langue est épicène.

Chattmarto.jpg

Si j'avais un marteau
Et si j'avais une cloche
Puis si j'avais une chanson à chanter
Je serais la plus heureuse
Je ne voudrais rien d'autre
Qu'un marteau, une cloche et une chanson
Pour l'amour de mon père
Ma mère, mes frères et mes sœurs
Oh oh, ce serait le bonheur [13]

La recherche épicènienne n'est pas similaire à celle de l'inclusivité. Le rendu et la démarche politique ne sont pas du même ordre. Les articles de l'encyclopédie wikimerdja, pour ne citer qu'un exemple, tendent souvent à l'inclusivité pour l'ensemble des hominines et plutôt à l'épicène lorsqu'il s'agit spécifiquement de F. Merdjanov. Pour les hominines en général, cela permet de briser l'invisibilité faite aux hominines femelles dans l'écriture de la réalité. Appuyer sur la binarité permet de rendre présent ce que la neutralité masculine dissimule. Pour se faire lorsque cela est nécessaire, hominine est suivi de la précision mâle ou femelle. Des néologismes tel que elleux ou celleux sont utilisés pour indiquer le général. Cela ne vaut pas pour une validation de cette segmentation binaire artificielle basée sur le sexe naturel socialement reconnu ou sur le dressage social attendu. Le genre n'est pas une théorie, il est une description de la réalité d'une division binaire de la plupart des sociétés d'hominines. Des mécanismes sociétaux et culturels qui modèlent les individualités en groupes sociaux antagonistes. "Le genre [est] comme un panel spécifique de discours qui s’incarne en médecine, psychiatrie, dans les sciences sociales, la religion, et dans nos interactions journalières avec les autres. Nous ne voyons pas le genre comme un aspect de notre "vrai soi", mais comme tout un ordre de signification et d’intelligibilité dans lequel nous nous trouvons opérant." [14] La reconnaissance progressive, depuis quelques décennies, de la multiplicité de genres au delà de la binarité ne les a pas fait disparaître. Les plus optimistes imaginent une lutte victorieuse, les pessimistes y voient un renforcement. Un questionnement porté par un nihilisme du genre dans un anti-manifeste : "Nous ne cherchons pas à créer un meilleur système, car les politiques positives ne nous intéressent pas du tout. Tout ce que nous demandons dans le présent est une attaque sans répit sur le genre et les modes de significations sociales et d’intelligibilité qu’il crée." [14]

Notes

  1. épilogue
  2. épicentre
  3. épiderme
  4. épitaphe
  5. epyeykie
  6. hominines
  7. Jocelyne Dakhlia, Lingua franca : histoire d'une langue métisse en Méditerranée, Actes Sud, 2008. Cyril Aslanov, "La lingua franca en Méditerranée entre mythe et réalité", Mélanges de l’École française de Rome - Italie et Méditerranée modernes et contemporaines, n°124-1, 2012 - En ligne. Jocelyne Dakhlia, "La langue franque, langue du marchand en Méditerranée ?", Langues et langages du commerce en Méditerranée et en Europe à l’époque moderne, Presses universitaires de Provence, 2013 - En ligne. Voir l'article "Pataouète"
  8. JC
  9. Gérard de Nerval, Épitaphe. Cité à l'entrée "pierre tombale" dans F. Merdjanov, Analectes de rien, 2017
  10. Trésor de la langue française - [En ligne]
  11. En ligne
  12. maïeutique
  13. Les Surfs, Si j'avais un marteau, 1963 - En ligne
  14. 14,0 et 14,1 Nihilisme du genre: un anti-manifeste - En ligne