Outrage : Différence entre versions

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Sans grande originalité, ''outrage'' se décompose en ''outr-'' et le suffixe ''-age''. La racine provient du latin ''ultra'' qui a le sens de "au-delà de" et selon les étymologistes, jamais à cours d'imagination, dérive de ''*ulter''. En linguistique, l'astérisque est utilisé afin de préciser que le terme est reconstruit, c'est-à-dire qu'il est probable mais jamais réellement attesté dans l'usage. Pour les latinistes ''ultra'' est la forme adjectivale de ''*ulter'' qui, toutes deux, introduisent une idée de distance, d'absence de proximité. Le [[français]] contemporain utilise encore ''ultérieur'' ou ''ultime'', respectivement "ce qui est après" et "ce qui est en dernier", et l'adjectif de ''outremer''— un euphémisme qui en France métropolitaine désigne les territoires colonisés — est ''ultramarin'' <ref>ultramarin</ref>. Cette notion de distance entre deux choses est présente dans d'autres dérivés de cette même racine latine. Par exemple, ''autre'', ''autrui'', ''altérité'', ''altruisme'' ou ''alter ego''. Les lexiques d'anciennes pratiques linguistiques francophones regorgent de façons différentes de noter des dérivés de cette racine, aujourd'hui disparus. Des mots d'une époque où ''altrui'' <ref>altrui</ref> se disait autrement. Les dictionnaires actuels listent les nombreuses formes qui subsistent. ''Altresitost'' a fait place à ''aussitôt'', et ''altresi'' à ''aussi''
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Sans grande originalité, ''outrage'' se décompose en ''outr-'' et le suffixe ''-age''. La racine provient du latin ''ultra'' qui a le sens de "au-delà de" et selon les étymologistes, jamais à cours d'imagination, dérive de ''*ulter''. En linguistique, l'astérisque est utilisé afin de préciser que le terme est reconstruit, c'est-à-dire qu'il est probable mais jamais réellement attesté dans l'usage. Pour les latinistes ''ultra'' est la forme adjectivale de ''*ulter'' qui, toutes deux, introduisent une idée de distance, d'absence de proximité. Le [[français]] contemporain utilise encore ''ultérieur'' ou ''ultime'', respectivement "ce qui est après" et "ce qui est en dernier", et l'adjectif de ''outremer''— un euphémisme qui en France métropolitaine désigne les territoires colonisés — est ''ultramarin'' <ref>ultramarin</ref>. Cette notion de distance entre deux choses est présente dans d'autres dérivés de cette même racine latine. Par exemple, ''autre'', ''autrui'', ''altérité'', ''altruisme'' ou ''alter ego''. Les lexiques d'anciennes pratiques linguistiques francophones regorgent de façons différentes de noter des dérivés de cette racine, aujourd'hui disparus. Des mots d'une époque où ''altrui'' <ref>altrui</ref> se disait autrement et où ''[[ultracrépidarien]]'' n'existait pas encore. Les dictionnaires actuels listent les nombreuses formes qui subsistent. ''Altresitost'' a fait place à ''aussitôt'', et ''altresi'' à ''aussi''.
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''Rien de plus'' <ref>Attribué à Cicéron</ref><br />
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== Mauvais exemple ==
 
== Mauvais exemple ==

Version du 2 mars 2026 à 19:04

Outrage ( en macédonien - otratge en nissard)


[En cours de rédaction]


Étymologies

Ouf.jpg

Sans grande originalité, outrage se décompose en outr- et le suffixe -age. La racine provient du latin ultra qui a le sens de "au-delà de" et selon les étymologistes, jamais à cours d'imagination, dérive de *ulter. En linguistique, l'astérisque est utilisé afin de préciser que le terme est reconstruit, c'est-à-dire qu'il est probable mais jamais réellement attesté dans l'usage. Pour les latinistes ultra est la forme adjectivale de *ulter qui, toutes deux, introduisent une idée de distance, d'absence de proximité. Le français contemporain utilise encore ultérieur ou ultime, respectivement "ce qui est après" et "ce qui est en dernier", et l'adjectif de outremer— un euphémisme qui en France métropolitaine désigne les territoires colonisés — est ultramarin [1]. Cette notion de distance entre deux choses est présente dans d'autres dérivés de cette même racine latine. Par exemple, autre, autrui, altérité, altruisme ou alter ego. Les lexiques d'anciennes pratiques linguistiques francophones regorgent de façons différentes de noter des dérivés de cette racine, aujourd'hui disparus. Des mots d'une époque où altrui [2] se disait autrement et où ultracrépidarien n'existait pas encore. Les dictionnaires actuels listent les nombreuses formes qui subsistent. Altresitost a fait place à aussitôt, et altresi à aussi.

Nil ultra
Rien de plus [3]

Mauvais exemple

Notes

  1. ultramarin
  2. altrui
  3. Attribué à Cicéron