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Le terme ''épicène'' se décompose en ''épi-'' et ''-cène'', deux étymons issus du grec antique. Le premier est ''ἐπί'' (epí) et signifie "sur", "au-dessus" et "à la suite", le second est ''κοινός'' (koinós) qui signifie "commun". ''ἐπίκοινος'' a le sens de "possédé en commun". Ces deux étymons sont présents dans la [[Français|langue française]] contemporaine. Par exemple dans les mots ''épilogue'', ''épicentre'' ou ''épiderme'', respectivement "dernière partie, conclusion" <ref>épilogue</ref> d'un texte — par opposition au ''prologue'' —, "point de l’écorce terrestre situé à la verticale du foyer d’un séisme" <ref>épicentre</ref>, et "partie de la peau qui couvre le derme" <ref>épiderme</ref>. Ou encore ''épitaphe'' <ref>épitaphe</ref> — l'inscription sur une tombe — ou le disparu ''epyeykie'' <ref>epyeykie</ref> signifiant "équité". Si il existe en français plusieurs termes construits avec cet étymon, ''koinos'' est beaucoup plus rare. Il se retrouve dans le terme ''koinè'' ou ''koïné'' qui désigne une langue commune ou dans ''koinéisation'' qui indique le phénomène de partage d'une pratique linguistique. Ainsi, la langue française est la koinè de l’État français contemporain qui s'est construite progressivement par un phénomène de koinéisation des pratiques linguistiques franciliennes. Un autre phénomène de koinéisation est celui qui, à partir de plusieurs langues du pourtour méditerranéen, voit l'émergence de la ''lingua franca'' parlée par des hominines <ref>hominines</ref> de langues différentes <ref>Jocelyne Dakhlia, ''Lingua franca : histoire d'une langue métisse en Méditerranée'', Actes Sud, 2008. Cyril Aslanov, "La lingua franca en Méditerranée entre mythe et réalité", ''Mélanges de l’École française de Rome - Italie et Méditerranée modernes et contemporaines'', n°124-1, 2012 - [https://doi.org/10.4000/mefrim.112 En ligne]. Jocelyne Dakhlia, "La langue franque, langue du marchand en Méditerranée ?", ''Langues et langages du commerce en Méditerranée et en Europe à l’époque moderne'', Presses universitaires de Provence, 2013 - [https://doi.org/10.4000/books.pup.14587 En ligne]. Voir l'article "[[Pataouète]]"</ref> du XIV<sup><small>ème</small></sup> au XIX<sup><small>ème</small></sup> siècle après JC<sup>&#9400;</sup> <ref>JC<sup>&#9400;</sup></ref>.
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<blockquote>''Il voulait tout savoir mais il n’a rien connu.'' <ref>Gérard de Nerval, ''Épitaphe''. Cité à l'entrée "pierre tombale" dans F. Merdjanov, ''Analectes de rien'', 2017</ref></blockquote>
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Avant que ''épicène'' ne devienne un mot du lexique francophone actuel, il passe par le latin ''epicoenus'' et prend plusieurs formes. ''Epychenon'' au XIII<sup><small>ème</small></sup> siècle, ''epichene'' et ''epichien'' au XV<sup><small>ème</small></sup>, puis ''epicene'' à partir du XVII<sup><small>ème</small></sup>. Il entre sous la forme ''épicène'' dans la quatrième édition du dictionnaire de l'Académie française publié en 1762.
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== Vandalisme libérataire ==
  
  
 
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Version actuelle datée du 21 février 2026 à 20:02

Épicène (епикеен en macédonien - epicène en nissard) Vandalité langagière.


[En cours de rédaction]


Étymologie

Le terme épicène se décompose en épi- et -cène, deux étymons issus du grec antique. Le premier est ἐπί (epí) et signifie "sur", "au-dessus" et "à la suite", le second est κοινός (koinós) qui signifie "commun". ἐπίκοινος a le sens de "possédé en commun". Ces deux étymons sont présents dans la langue française contemporaine. Par exemple dans les mots épilogue, épicentre ou épiderme, respectivement "dernière partie, conclusion" [1] d'un texte — par opposition au prologue —, "point de l’écorce terrestre situé à la verticale du foyer d’un séisme" [2], et "partie de la peau qui couvre le derme" [3]. Ou encore épitaphe [4] — l'inscription sur une tombe — ou le disparu epyeykie [5] signifiant "équité". Si il existe en français plusieurs termes construits avec cet étymon, koinos est beaucoup plus rare. Il se retrouve dans le terme koinè ou koïné qui désigne une langue commune ou dans koinéisation qui indique le phénomène de partage d'une pratique linguistique. Ainsi, la langue française est la koinè de l’État français contemporain qui s'est construite progressivement par un phénomène de koinéisation des pratiques linguistiques franciliennes. Un autre phénomène de koinéisation est celui qui, à partir de plusieurs langues du pourtour méditerranéen, voit l'émergence de la lingua franca parlée par des hominines [6] de langues différentes [7] du XIVème au XIXème siècle après JC [8].

Il voulait tout savoir mais il n’a rien connu. [9]

Avant que épicène ne devienne un mot du lexique francophone actuel, il passe par le latin epicoenus et prend plusieurs formes. Epychenon au XIIIème siècle, epichene et epichien au XVème, puis epicene à partir du XVIIème. Il entre sous la forme épicène dans la quatrième édition du dictionnaire de l'Académie française publié en 1762.

Vandalisme libérataire

Notes

  1. épilogue
  2. épicentre
  3. épiderme
  4. épitaphe
  5. epyeykie
  6. hominines
  7. Jocelyne Dakhlia, Lingua franca : histoire d'une langue métisse en Méditerranée, Actes Sud, 2008. Cyril Aslanov, "La lingua franca en Méditerranée entre mythe et réalité", Mélanges de l’École française de Rome - Italie et Méditerranée modernes et contemporaines, n°124-1, 2012 - En ligne. Jocelyne Dakhlia, "La langue franque, langue du marchand en Méditerranée ?", Langues et langages du commerce en Méditerranée et en Europe à l’époque moderne, Presses universitaires de Provence, 2013 - En ligne. Voir l'article "Pataouète"
  8. JC
  9. Gérard de Nerval, Épitaphe. Cité à l'entrée "pierre tombale" dans F. Merdjanov, Analectes de rien, 2017